Le commencement de la fin « c’est enfin parti »

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Re: Le commencement de la fin « c’est enfin parti »

Message  La majorité silencieuse le Ven 27 Mar - 10:59

Midi libre

Édition du vendredi 27 mars 2009


Social La crise aidant, la CGT dit non à la fermeture de la BanRAPPEL
La base aéronavale (1 350 personnels militaires et civils) abandonne le tarmac de Garons en 2011 « Nous avons la volonté de prendre l'avenir de la Base aéronavale à bras le corps » , a annoncé, hier, Freddy Bauducco, secrétaire départemental de la CGT. Pour donner du poids à cette annonce, il l'a faite en présence de plusieurs cadres de la CGT, dont Alain Alphon-Layre, responsable régional du syndicat et, spécialement venu de Paris, de Yannick Malenfant, secrétaire général de la fédération des travailleurs d'Etat, un homme rompu aux négociations au plus haut niveau.


Pourquoi reprendre un dossier bouclé, la fermeture de la Ban étant officielle depuis plusieurs mois ? A cause de la crise économique, qui change tout. « L'Etat doit revoir sa copie », dit Yannick Malenfant. Il doit revenir sur la suppression des 54 000 emplois qui découle du Livre blanc sur la Défense nationale, présenté en juin 2008 et élaboré de longue date, à une époque où le chômage baissait.


En est-il encore temps ? Oui, dit la CGT, car les 54 000 suppressions d'emplois seront avalisées fin avril, par les députés, lors du vote de la loi de programmation militaire. « Les députés qui prendront la responsabilité de voter cette loi devront rendre des comptes, sachant que la fermeture de la Ban va se traduire, à Nîmes, en trois ans, par la disparition de 5 200 emplois directs et indirects », explique Freddy Bauducco, pour lequel il y a là « un plan social, un plan de casse chez nous d'une ampleur considérable ». « La disparition de tous ces emplois à Nîmes en fait le plus gros dossier social de tout le Languedoc-Roussillon » , ajoute Alain Alphon-Layre. Inacceptable et provoqué par l'Etat, le même qui se targue de lutter contre le chômage.


Dans ce contexte, les responsables de la CGT ont décidé d'avancer des propositions pour que vivent la Ban et l'aéroport de Garons et de les soumettre, début juin, à Vergèze, aux acteurs politiques, économiques et sociaux. Plusieurs axes de cette réflexion ont été présentés par Jean-Luc Gostinicchi. Un, la plateforme de Garons doit oeuvrer de concert avec celle de Montpellier et jouer la complémentarité. Elle peut recevoir des avions gros porteurs, développer une activité de fret aérien (avec la zone d'activités de Mytra et le TGV), de plateforme pour hélicoptères sanitaires, renforcer son activité industrielle. Elle doit aussi, explique Jean-Luc Gostinicchi, continuer à assurer, en Méditerranée, le secours maritime, la lutte contre les narcotrafiquants, les bateaux pollueurs et la surveillance des zones de pêche : « La Ban fermée, celle de Lorient est trop éloignée pour exercer correctement ces missions de service public. »



Ph. B


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Re: Le commencement de la fin « c’est enfin parti »

Message  La majorité silencieuse le Ven 3 Avr - 18:43

midi libre



Édition du vendredi 3 avril 2009
DR

Aéroport civilDamien Alary réclame une table rondeRAPPEL
Le départ de la Ban sera effectif en 2011. Quid du maintien de la tour de contrôle, sans laquelle l'aéroport civil serait condamné ? En s'asseyant, hier matin à Garons, au poste de pilotage d'un DC 10 ravitailleur en vol entretenu par Sabena Technics, Damien Alary, président du conseil général et vice-président du conseil régional, a donné l'impression de vouloir prendre les commandes de l'aéroport civil. C'est déjà un peu le cas, le Département versant 500 000 € par an pour son fonctionnement, Nîmes métropole 850 000 € et le Grand Alès 300 000 €.
Damien Alary n'a en effet nullement été rassuré par les propos de son copilote, Jean-Paul Fournier, annonçant il y a quelques jours, avoir reçu toutes les assurances sur le maintien du contrôle aérien par la DGAC, à l'horizon 2011 , sur la base de modalités techniques que l'Etat présentera à la fin de l'été. Pour le président du Département, « il n'y a encore eu aucune garantie. Et le fonctionnement de la tour de contrôle doit être payé par l'Etat car les collectivités locales ne peuvent guère aller plus loin, sachant qu'il va falloir 1 M€ de plus à cause du départ de la Base aéronavale. Mon rôle consiste à obtenir une réponse claire de l'Etat. Interrogé récemment, le premier ministre s'est d'ailleurs défilé en disant " on verra". » Or, expliquent Damien Alary et le directeur de Sabena Nîmes, Henri Le Goff, le calendrier ne permet pas d'attendre la fin de l'été pour voir. « Sous l'effet de la crise qui frappe le secteur aéronautique, le groupe Sabena a lancé une restructuration portant sur 350 suppressions d'emplois. Une évaluation de tous les sites est en donc en cours et l'actionnaire du groupe veut une réponse écrite et officielle de l'Etat garantissant le maintien de la tour de contrôle de Garons avant le 15 mai. » Sous entendu : en l'absence de réponse urgente et face aux incertitudes qui planent, Sabena pourrait quitter Nîmes.
Damien Alary confirme : « J'ai rencontré le président du directoire de Sabena, il a été très clair là-dessus. Je demande donc au préfet d'ouvrir une table ronde sur l'avenir de l'aéroport. Et si le préfet, que je vais voir, ne veut pas l'organiser, nous la ferons sans lui. Et je compte sur la présence de tous les partenaires pour qu'on arrête de faire partir les emplois du département. » A cet égard, Damien Alary déplore « l'attitude contradictoire » de l'armée de l'air : elle vient de confier, pour douze ans, un contrat de 800 M€, l'entretien de ses 14 appareils ravitailleurs en vol à Sabena Nîmes et, dans un même mouvement, ferme la Ban, mettant en péril la plateforme civile, ses 750 emplois, et Sabena Nîmes .


Philippe BERJAUD


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Message  La majorité silencieuse le Sam 18 Avr - 10:50

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Édition du samedi 18 avril 2009


AéroportJean-Paul Fournier était bien sur la bonne piste« Ce que j'avais annoncé il y a une quinzaine de jours est désormais confirmé, n'en déplaise au président Damien Alary, qui avait émis quelques doutes quant à mon action. Le travail fait est suffisant... il n'y a plus besoin d'une table ronde. » Pas peu fier de son coup politico-médiatique, Jean-Paul Fournier, sénateur-maire et président de l'agglomération Nîmes Métropole, a annoncé hier à la mi-journée, le sauvetage de la tour de contrôle de l'aéroport Nîmes-Garons, et par là même de l'aéroport civil (700 emplois), un temps menacé par la fermeture de la Ban. Il y transite chaque jour les passagers de quatre vols A/R vers l'Angleterre (3) et le Bénélux (1), en attendant la mise en service espérée d'une liaison low coast vers le Maghreb.
Dans une lettre de Dominique Bussereau, ministre de l'Aménagement du territoire, adressée à Jean-Paul Fournier mardi 14 avril, il est clairement indiqué « qu'au-delà de l'été 2011, date de fermeture de la base aéronavale de Garons, la direction des services de la navigation aérienne de la DGAC reprendra le contrôle du trafic aérien sur l'aéroport de Nîmes-Garons, sans coût supplémentairepour le syndicat mixte ». Il ne serait pas plus concerné par les frais de maintenance de la piste (il faut dire que l'investissement de 2,5 M€ récemment consenti, la met à l'abri de toute intervention lourde pour trois décennies), ainsi que les obligations de sécurité.
Les modalités techniques de cette reprise de contrôle aérien font l'objet d'un examen dont les conclusions seront connues d'ici la fin de l'été 2009, mais il est d'ores et déjà acquis que l'Etat garantira le maintien de la tour de contrôle (de six à neuf salariés) et son financement estimé de 1 à 1,5 M€ annuel. Le syndicat mixte, lui, ne sera donc pas sollicité au-delà de sa contribution actuelle : 800 000 € versés par Nîmes Métropole, 500 000 € par le conseil général du Gard et 300 000 € par l'agglomération du Grand Alès. Dans son courrier, Dominique Bussereau évoque également la possibilité « de reprendre, pour la tour de contrôle, une partie de l'effectif militaire, sachant que les personnels de l'aéronavale disposent d'une licence communautaire de contrôleur de la circulation aérienne » .
G. L.


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Message  La majorité silencieuse le Sam 18 Avr - 10:54

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Édition du samedi 18 avril 2009


Conserver des marins, abriter des Canadair A en croire son enthousiasme, Jean-Paul Fournier n'entend pas se satisfaire de cette première victoire. « Je ferai tout ce qui est dans mes possibilités pour garder à Nîmes-Garons une unité de marins : 100 à 150 hommes sur place, afin de continuer à recevoir des avions militaires, y compris des Rafale. Istres et Hyères ne pourront pas tous les accueillir, l'aéroport de Nîmes-Garons est un site stratégique sur l'arc méditerranéen et je persiste à penser que le ministre de la Défense a fait une erreur monumentale en fermant cette base », a commenté le président du Syndicat mixte de l'aéroport de Garons.
Conscient qu'il lui sera somme toute plus difficile de conserver un contingent de marins qu'une demi-douzaine d'aiguilleurs du ciel, Jean- Paul Fournier garde deux fers au feu. Selon lui, la décision de Bussereau de maintenir la tour de contrôle sous tutelle de la Direction générale de l'aviation civile, peut engendrer « une renaissance de l'aéroport civil ». Dans cette perspective il a déja évoqué avec la DGAC, l'éventualité de centraliser sur Nîmes-Garons toutes les activités de l'aérodrome de Courbessac. Avec pour avantage de libérer, bien avant 2019, les terrains gelés par bail emphytéotique de l'aviation civile. Le rapprochement avec l'aéroport de Montpellier, pour initier une plateforme aérienne Sud de France, demeure également d'actualité, dès lors que la piste de Nîmes est agréée pour accueillir des gros porteurs. Par ailleurs, le sénateur-maire de Nîmes multiplie les contacts et interventions auprès de la ministre de l'Intérieur afin que les Canadair de Marseille- Marignane choisissent Nîmes plutôt que Salon-de-Provence pour base de garnison. Deux avantages majeurs : un accueil de la flotte anti-incendie à moindre frais (la Ban libérera de vastes bâtiments et hangars), ainsi que la proximité immédiate de l'entreprise Sabena, qui assure la maintenance des bombardiers d'eau.

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Re: Le commencement de la fin « c’est enfin parti »

Message  Céphée le Sam 18 Avr - 12:45

Juste une remarque sur le premier article :
Ça veut dire quoi "ainsi que les obligations de sécurité" ?
Qui va payer pour le maintient de la SSIS ?
La Marine ? La DGAC ?

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Actualité à Lorient

Message  La majorité silencieuse le Sam 25 Avr - 10:26

samedi 25 avril 2009

Ouest-France / Bretagne / Lorient / Actualité à Lorient

« Nous devons économiser et nous adapter »

L'amiral Forissier, chef d'état-major de la marine, a confirmé, hier, la disparition de 162 postes civils sur la base. : Photos : Patrick Guigueno
L'amiral Pierre-François Forissier, chef d'état-major de la Marine, était à Lann Bihoué hier. Il a confirmé la « disparition de 162 postes civils » sur la base.
Entretien

Va-t-il y avoir des suppressions d'emplois dans les effectifs civils de la base aéronavale de Lann Bihoué ?

Non, il n'y aura pas de suppressions d'emplois. Donc pas de licenciements. On va juste s'adapter au livre blanc de la Défense qui nous impose des économies. Il est donc prévu la disparition de 162 postes civils par le jeu des non-remplacements de départ en retraite et des reclassements en interne. Ces disparitions ne me choquent pas. Nous devons faire avec les moyens du bord et nous y arriverons, tout en conservant nos performances. Lann Bihoué est une base vivante et elle va monter en puissance.

Les syndicats sont très inquiets ?

Je comprends leurs inquiétudes. Ils m'ont interpellé sur différents points et j'ai essayé de répondre à leur question. Mais je ne suis pas Mme Soleil et je ne peux pas donner des réponses sur des choses qui n'ont pas encore été évoquées. Notamment sur le sujet des visites de 2e niveau sur les avions. Par ailleurs, je rappelle quand même que le personnel civil de la base est payé par l'Etat. Nous n'allons pas annoncer la fermeture de la base de Lann Bihoué dans quinze jours, comme cela peut se passer dans certains secteurs actuellement en France. Parfois, il faut savoir vivre dans le vrai monde.

D'ici à 2011, Lann Bihoué va se renforcer avec l'arrivée des 400 militaires de la base de Nimes Garons ?

L'activité de la base de Lann Bihoué va effectivement augmenter avec l'arrivée des militaires de Nimes et les flottilles 21F et 28F. Nous avons actuellement une réflexion sur le personnel civil de cette base. Si certains veulent rejoindre Lann Bihoué, cela se fera sur la base du volontariat. Mais nous étudions des solutions locales car ce personnel souhaite en majorité rester dans le Sud. D'ailleurs, une partie travaillera toujours sur la base de Nimes car elle est reprise par l'armée de Terre.

C'est votre première visite à Lorient. La Marine nationale, ici, c'est important ?

En fait à Lorient nous avons l'alpha, avec la base de Lann Bihoué et l'oméga avec les fusiliers. Il y a les avions qui surveillent, patrouillent en mer et renseignent et nous avons les fusiliers marins qui assurent les missions au sol. Ce sont eux qui se battent, les yeux dans les yeux, contre leurs adversaires. Et je suis très fier et très admiratif de tous ces hommes.

Recueilli parVincent JARNIGON.


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Re: Le commencement de la fin « c’est enfin parti »

Message  titi le Dim 26 Avr - 0:11

On va juste s'adapter au livre blanc de la Défense qui nous impose des économies. Il est donc prévu la disparition de 162 postes civils...
Apparemment, les civils sont les personnels qui coûtent le plus cher à la Marine. Que donc faut-il penser des officiers supérieur qui passent du temps à jouer avec des camembers plus rouges que verts?

Il est donc prévu la disparition de 162 postes civils par le jeu des non-remplacements de départ en retraite et des reclassements en interne
Et comment on reclasse en interne un civil pour faire disparaître son poste? On le transforme en militaire?

Lann Bihoué est une base vivante et elle va monter en puissance.
Virer ces fainéants de civils, est la meilleure façon d'augmenter son rendement, c'est sûr. Se priver de sa mémoire, c'est la meilleure façon de s'adapter à... Mais à quoi, au fait?

Nous n'allons pas annoncer la fermeture de la base de Lann Bihoué dans quinze jours, comme cela peut se passer dans certains secteurs actuellement en France.
Vous voulez parler du secteur nîmois?

D'ici à 2011, Lann Bihoué va se renforcer avec l'arrivée des 400 militaires de la base de Nimes Garons
Il n'y a donc plus que 400 militaires à Nîmes!

C'est votre première visite à Lorient. La Marine nationale, ici, c'est important ?
Il est venu aussi à Nîmes, non? Et c'était important, la Marine, là-bas?

Y'aurait moyen d'en faire des économies. Un tel article est dépitant!



EDIT MODO : Message édité pour des raisons de lisibilité


Dernière édition par Céphée le Dim 26 Avr - 13:07, édité 1 fois (Raison : Message édité pour des raisons de lisibilité)
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Re: Le commencement de la fin « c’est enfin parti »

Message  Céphée le Dim 26 Avr - 13:09

Ce que je trouve affligeant, c'est que l'on voit la Marine décrépir et devenir l'ombre de sa gloire passée, et que l'on ne peut rien faire.

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Re: Le commencement de la fin « c’est enfin parti »

Message  Céphée le Mar 5 Mai - 18:58

Article du 5/05/2009 paru à l'édition nîmoise du Midi Libre :

Lien vers l'article

« Je ferai tout ce qui est dans mes possibilités pour garder à Nîmes-Garons une unité de marins : 100 à 150 hommes sur place, afin de continuer à recevoir des avions militaires, y compris des Rafale, Istres et Hyères ne pourront pas tous les accueillir. » Les récentes déclarations de Jean-Paul Fournier ont fait l'effet d'un coup de canon autour de Garons. « On ne comprend pas où il veut en venir », commente Alain Dalmas, maire d'une commune qui ne veut plus du vacarme des avions de chasse.
Quand le sénateur-maire de Nîmes défend la renaissance de l'aéroport civil, le maintien de la tour de contrôle, l'accueil « judicieux » des Canadair de Marseille-Marignane, « dans les vastes hangars libérés par la Ban, et avec le voisinage de l'entreprise Sabena assurant la maintenance des bombardiers d'eau », Alain Dalmas signe des deux mains, mais le spectre du retour des Rafale au-dessus de la commune l'épouvante tout autant que ses administrés, « il faut alors qu'on nous explique pourquoi on a laissé partir nos matelots ? C'est du gâchis ».
En se gardant de toute polémique politicienne, il prévient que les Garonnais « utiliseront tous les moyens légaux à leur disposition pour s'opposer à ce que leur village ne redevienne un ghetto à bruit ». Héritier d'un gaullisme qui dit non, il estime que Jean-Paul Fournier franchit encore le mur du son lorsqu'il évoque l'éventualité de « centraliser à Nîmes-Garons toutes les activités de l'aérodrome de Courbessac. Avec pour avantage de libérer, les terrains gelés par bail emphytéotique de l'aviation civile ». Elu depuis 1971, installé à Garons depuis plus d'un demi-siècle, ce vigneron revendique un bon sens paysan. « On n'est quand même pas trop couillons. Je comprends que Jean-Paul Fournier veuille embellir cette entrée du centre-ville mais pas qu'il se décharge encore sur Garons qui a aussi besoin de se développer. » Même isolé, il s'apprête à faire résonner l'écho de ces déflagrations au sein de l'agglo de Nîmes Métropole où, pour une fois, on entendra voler autre chose qu'une mouche.


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Re: Le commencement de la fin « c’est enfin parti »

Message  titi le Mar 5 Mai - 19:56

"pour s'opposer à ce que leur village ne redevienne un ghetto à bruit"
Y'a de quoi bondir. Apparemment, le drame AZF n'a pas suffi à prouver qu'il était déconseillé de construire sa maison près d'une zone sensible pour la seule raison que les terrains étaient moins cher. Si les garonnais ne voulaient pas de bruit, il fallait aller habiter ailleurs.

" La proximité de l’aéroport de Nîmes-Garons, bien que situé hors de la limite de la commune, est incontestablement un autre facteur d’expansion démographique. En 1948, la Chambre de Commerce de Nîmes acquiert le terrain et aménage une surface bitumeuse de 1 200 mètres. Plus tard, l’aéronautique navale choisit Nîmes Garons pour y construire une base. Les travaux menés par l’OTAN débutent en 1958 et aboutissent à la construction d’un aérodrome à usage civil et militaire.

En 1962, plusieurs familles de « pieds-noirs » et de « harkis » s’installent sur le territoire garonnais.

En vingt ans, la population quadruple, des lotissements se construisent, des industriels, des commerçants, des artisans s’installent." tiré du site de la ville de Garons."
En gros, depuis la création de la BAN, la ville de Garons a connu la plus grosse expansion de son histoire. On peut donc facilement en déduire que la plupart des habitants se sont installés après 1962. Ils étaient tous bien contents de trouver la note moins salée du fait de l'activité soi-disant gênante de la BAN.
Tout le monde veut virer la Marine de devant chez lui (à Lann-bihoué aussi), mais tout le monde a été bien content de la trouver dans certaines circonstances. C'est facile de cracher dans l'assiette quand on a fini sa soupe. Si les garonnais (ou leurs représentants) ne veulent plus de bruit, ils n'ont qu'à faire comme la plupart des gens normaux, et partir s'installer ailleurs.
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Re: Le commencement de la fin « c’est enfin parti »

Message  Céphée le Mar 19 Mai - 22:26


Des craintes en rafales autour de l'aéroport
édition du 19 mai



RAPPEL
Le maire veut garder une unité de marins à Nîmes Garons pour recevoir des avions militaires dont les Rafale « On est inquiets. »
Alain Dalmas, le maire de Garons, n'est pas seul à s'insurger contre le retour des Rafale (lire Midi Libre du 5 mai). Les habitants du plateau, représentés par le comité de quartier Campagne et le président Lucien Bastinanelli, s'opposent vivement au « mouillage d'un porte-avions en pleine campagne ». Autour du golf, dans les lotissements huppés, la récente prise de position du sénateur maire fait l'effet d'un casus belli . « On se battra », promettent ces résidents qui en appellent au Grenelle de l'environnement et à la lutte contre les nuisances sonores. Dans cette bataille, leur meilleur allié reste, comme aux premiers jours des menaces sur la Ban, le fameux PEB (plan d'exposition au bruit). Le comité de quartier a déjà eu l'occasion de démontrer devant la commission consultative de l'environnement qu'il est sous-dimensionné, qu'il minimise les chiffres des populations concernées, qu'il ne fait aucune corrélation entre les courbes de bruit et la gêne réellement ressentie.

« Le vrai PEB ne condamnera pas seulement Garons comme aujourd'hui », promettent les responsables de l'association qui, en substance, menacent d'entraîner dans le conflit et le périmètre de protection le sud de Nîmes, Caissargues, Bouillargues et Saint-Gilles « qui seront également impactés par le retour des avions de chasse ».
Les Rafale ne sont d'ailleurs pas le seul sujet qui fâche. L'intention, récemment rappelée par Jean-Paul Fournier, de transférer les activités de l'aérodrome de Courbessac à Nîmes Garons ne fait pas sourire les habitants du plateau qui « s'opposent fermement à la venue de pétrolettes, des tondeuses du ciel ». D'ores et déjà, le comité se promet d'étudier attentivement la réglementation dans l'optique d'imposer aux ULM et autres petits avions de plaisance le respect des normes réglementaires en matière de bruit. Une procédure que les pilotes de Courbessac connaissent bien puisque 80 % des avions sur site possèdent un certificat de nuisances, un document qui atteste que le bruit de l'appareil est inférieur au nombre de décibels imposés par la loi.




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Re: Le commencement de la fin « c’est enfin parti »

Message  Céphée le Mar 19 Mai - 22:43

Réagir aussi vivement, alors que la chasse ne sera présente qu'en cas de déroutement (car c'est ainsi qu'en a été décidé l'avenir du terrain), n'est ce pas un peu exagéré ?

Ils gueulent contre les "pétrolettes", alors que les avions légers ne génèrent pas plus de nuisance qu'une moto, et encore, ce n'est qu'au décollage.


Ils veulent quoi alors ?
Le plateau de Garons tel qu'il était il y a 60 ans ? C'est à dire une pâture pour les moutons ?


Ils ont leur victoire : le départ de 1 800 personnes à haut pouvoir d'achat, d'une imposante manne financière sous forme d'impôts, d'une plate-forme commerciale à bas coûts...
Et ils gueulent encore ?


La BAN Nîmes-Garons est morte.
Pourquoi s'acharner à achever le cadavre et pisser sur sa tombe ?

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LA FIN

Message  La majorité silencieuse le Lun 28 Sep - 23:04

Et oui le commencement de la fin et là avec tous ses ragots et potins, nous y sommes, la guéguerre va commencer, les questions vont commencer à fuser, qui va rester pourquoi lui et pas moi, que vais-je devenir ?
Qu’ai-je pus faire pour que l’on m’oubli, hélas rien tu n’étais pas là au bon moment tu n’as pas trahi ton voisin ou balancé quelques informations intéressantes à notre chère hiérarchie tu as continué à travailler tel un mouton qui va où lui dit le berger en soif de voie lactée.Wink « Il se reconnaîtra »

Le plan d’aide aux restructurations est en place depuis février, qui s’en rappelle je vous le demande ? Qui l’a lu ?

L’AMR est-elle avec l’arlésienne ? Ou me semble t’il juste un mirage pour faire bien par rapport aux pseudos autorités qui sont de plus en plus rares à venir visiter notre lieu de travail, l’odeur accre du cadavre doit les déranger, à moins qu’ils aient peur de quelque représailles a leur encontre.Qu’ils se rassurent nos représentants ne sont pas virulents, il ne seront jamais séquestrés comme cela ce passe dans le secteur privé.

C’est avec pitié que je termine et laisse mon commentaire ouvert a ceux qui oseront réagir, de toute façon vous ne risquez rien ou presque si j’oublie une mutation en 2011
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Re: Le commencement de la fin « c’est enfin parti »

Message  moarbac le Dim 24 Jan - 12:33

Montpellier: colère des civils de l'armée


Prochain épisode sur la base de Nîmes Garons

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Ancien chien de berger, viré parce qu'il avait appris aux moutons à se rebeller
Quand je verrais les cons vaincus, vous me verrez convaincu.


http://armeecitoyenne.xooit.fr


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Re: Le commencement de la fin « c’est enfin parti »

Message  moarbac le Lun 5 Avr - 12:30

Défense. Le personnel civil s'inquiète pour son avenir
18 février 2010
.


.
Le personnel civil militaire est anxieux pour son avenir. Hier matin, devant les portes de la Ban de Lann-Bihoué et celles de la base Fusco, les personnels ont distribué des tracts pour alerter sur leur situation. Une loi sur la mobilité et les parcours professionnels prévoit la mise à disposition ou le détachement des personnels fonctionnaires, ouvriers d'État et contractuels, auprès d'entreprises privées. Une mesure prise dans le cadre de la politique d'externalisation des missions de soutien du ministère de la Défense. Concrètement, à Lorient, la Marine peut envisager de sous-traiter certaines activités, jusqu'ici confiées à des services employant des civils. C'est le cas notamment pour l'habillement, domaine de compétence du Sermacom, service de soutien à la Marine qui emploie une soixantaine de personnes et qui est installé sur la base Fusco. «Dans ce cas-là, une dizaine de salariés seraient mis à disposition d'une entreprise privée pour le temps de la mission. Mais ensuite, quel statut auront-ils? Quel sera le déroulement de carrière? Qu'adviendra-t-il de nos retraites», s'inquiète l'intersyndicale CGT-CFDT-Unsa. Les mêmes interrogations pèsent à Lorient Garnison, dont dépend le cercle mixte, si la partie hôtellerie et restauration devait être externalisée.

630 salariés concernés

Au pays de Lorient, ce sont environ 630 civils qui travaillent pour la défense, dont 315 à Lann-Bihoué. Les autres sont employés au service d'action sociale, aux Travaux maritimes, au Service historique de la Marine, au Cercle mixte et au Sermacom. Hier, l'intersyndicale a fait parvenir une motion au vice-amiral Marin Gillier, commandant la Marine à Lorient, ainsi qu'au commandant la Ban Lann-Bihoué pour exiger le retrait de la loi.


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moarbac

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il est trop fort!!!!!!!

Message  moarbac le Mer 7 Avr - 9:56

Jeudi 25 Mars 2010.


BASE AÉRIENNE DE ROCHEFORT. Le ministre de la Défense visite aujourd'hui la future capitale militaire régionale. Mais il doit convaincre.Pour une armée de civils ?




Une semaine après son passage sur l'île de Ré, Hervé Morin revient aujourd'hui auprès des militaires rochefortais. (ph. d.jullian)

Quelques jours après avoir inspecté ses légionnaires au chevet des digues bousculées par la tempête, le ministre de la Défense repasse cet après-midi par la Charente-Maritime. À Rochefort, future place forte régionale, Hervé Morin vantera notamment les mérites des bases de défense qui structureront la nouvelle carte militaire française resserrée. L'occasion aussi de convaincre les soldats du bien-fondé de la présence accrue des civils dans leurs pénates. Surtout lorsque ceux-ci y prendront du galon.
« Sud Ouest ».
La base de Rochefort avalera, dès cet été, des services de Saintes et de Cognac, mais les personnels civils y récupéreront des tâches jusqu'alors assumées par des soldats. On parle même d'une guéguerre déclarée entre civils et militaires ?
Hervé Morin. Pourtant, il n'y a aucune raison de confier à des militaires des métiers qui n'ont aucun caractère opérationnel, comme par exemple l'achat de fournitures, les contrats de restauration, le traitement des ordures ménagères ou bien une partie de la maintenance. Je rappelle d'ailleurs que le ministère de la Défense était déjà traditionnellement composé de très nombreux personnels civils, plus de 60 000, même. Il s'agit simplement de mutualiser tout ce qui touche au soutien commun et à l'administration générale, en regroupement les civils et les uniformes des trois couleurs, c'est-à-dire l'armée de terre, de l'air et la Marine.
La guerre aux militaires et la gestion aux fonctionnaires, en somme ? Sous le képi, certains officiers redoutent une « perte d'identité culturelle et des valeurs collectives » de l'armée...
Cette inquiétude n'est pas justifiée. Encore une fois, je ne vois pas comment on perdrait son identité culturelle en confiant, par exemple, le secrétariat à des civils.
Sauf que vous envisagez de confier à ceux-ci le commandement de certaines bases ?
L'expérimentation est menée, en effet, et je milite pour conserver cette unité civile et militaire. Le commandement d'une base pourra donc être assumé par des fonctionnaires de catégorie A.
Des soldats au garde à vous devant un civil, l'idée risque de ternir un peu le prestige de l'uniforme ?
Mais il ne s'agira que de postes et de fonctions qui n'ont aucune probabilité d'être un jour projetés sur le terrain opérationnel ! Et ce n'est pas là l'essentiel du projet des futures bases de défenses. Pour avoir un système plus efficace, il fallait surtout donner un rayonnement et une taille suffisante à ces structures pilotes, comme à Rochefort, et, plus tard, dans la soixantaine d'autres bases annoncées.
Votre objectif est aussi d'économiser 54 000 postes d'ici 2014.
Pour la corvée de patates, un civil coûte-t-il moins cher qu'un soldat ?
Ce n'est pas comme cela que je vois les choses, mais il y a du pour et du contre. Le militaire a des contraintes d'entraînement et de formation que n'ont pas les civils, les heures de sport par exemple. En revanche, ils ont aussi en eux la culture de la mobilité, de la flexibilité, ce qui n'est pas forcément le cas de leurs collègues civils. Mais, en unifiant les services des trois armées, ces suppressions de postes vont nous permettre d'économiser 1,5 milliard d'euros.










Auteur : Sylvain Cottins.cottin@sudouest.com



Je suis civil et je reste sur le cul de voir cela ou vas t'on !!!!!!!

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